Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 14:53

41a.jpgLe jeu (ou l'affrontement, c'est selon...) n'est pas nouveau. Cependant il prend une nouvelle ampleur avec l'annonce de Google de donner une prime à la rapidité des sites web en matière de référencement. Comme l'a très justement rappelé mon ami Martin dans son blog, celà peut laisser augurer de quelques dérives supplémentaires, pourtant déjà largement entamées. En effet, parions qu'il sagit dans cette imprécision technique de privilégier la vitesse côté serveur, et non côté client, sujet à de multiples facteurs comme le débit proposé par le FAI.

Martin revient dans son article sur les risques de voir les développeurs sacrifier leur code au profit des exigences de Google. Exigences qui se feraient au prix de la lisibilité, de l'efficacité et de la standardisation du web. Celà peut paraître absurde ou marginal aux yeux des néophytes (sans aucune connotation méprisante de ma part), mais il faut bien comprendre qu'alléger le code au mépris des standards établis par le W3C, c'est donner un coup d'accélérateur à l'hégémonie d'un modèle éditeur sur un ensemble de développeurs.

De la même manière que Microsoft a su monter, pendant longtemps, un modèle qui oblige les développeurs à construire leurs sites à la façon dont le navigateur Internet Explorer voulait bien les comprendre, au mépris des strandards du web et à la force d'une part de marché quasi-monopolistique, Google est en train aujourd'hui d'amener les développeurs à créer du code qui soit entièrement optimisé pour ses exigences et non pour l'intérêt général (en passant à la trappe les différents navigateurs, environnements de travail, handicaps, etc). C'est encore une fois l'indépendance et le professionnalisme des développeur s qui est remis en cause. Même si celà peut paraître anecdotique, il n'en n'est rien. Il n'est pas question d'être contre Google ou contre Microsoft, contre une firme ou une autre, mais de se positionner par rapport à une monopolisation rampante de l'Internet.
Avec l'inauguration de son propre language de développement, le FBML, Facebook se pose déjà en pilier majeur de cette nouvelle souveraineté. Il ne manque plus qu'une fusion Google-Facebook pour boucler la boucle.

Par Agathe - Publié dans : Du nouveau dans le Web
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